Mardi 23 octobre 2012

FIAT 500 ABARTH VS OBAMA (2/2)

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J’ai posé ma tasse sur le bureau, satisfait de mon explication. J’étais le plus patient des professeurs quand l’étudiante se montrait aussi attentive. Elle avait rivé ses yeux cacao intense dans les miens. Je me disais que je pouvais facilement abandonner mon café du matin pour un bol de ce chocolat. Elle en redemandait.
- Quand on dit « marques », Coca, Apple, Nike et leurs soeurs viennent naturellement à l’esprit. Mais George Clooney, Lady Gaga et Kanye West sont aussi des marques adulées par certains, honnies par d’autres.
Barack Obama est la marque pour laquelle j’ai le moins de respect.
Ca n’a pas toujours été le cas. Slavoj Žižek, le philosophe slovène, a dit une chose très vraie: « les enjeux de l’élection présidentielle américaine sont trop importants pour laisser les seuls américains voter. Le monde entier devrait pouvoir participer. » Comme beaucoup, j’ai succombé à l’obamania en 2008. J’ai voté pour lui avec le coeur, à défaut de pouvoir le faire avec un bulletin. Obama était une bouffée d’air frais sur la politique américaine. Il semblait résolu à faire le ménage à Washington, à mettre un terme à la corruption, à changer l’image des Etats-Unis, écornée par l’administration Bush. Il était déterminé à fermer Guantanamo, à redéfinir la politique étrangère de son pays, à retirer les troupes d’Afghanistan et à mettre au pas les banquiers de Wall Street. Il avait promis une résolution du conflit israëlo-palestinien. Et que la Palestine se reformerait sur les frontières de 1967.
A l’aube de se probable réélection, rien n’a changé.
Guantanamo est toujours là. Israëliens et palestiniens ne se parlent plus depuis des années. C’est le bordel en Afghanistan et le peuple a occupé Wall-Street sans qu’on daigne l’entendre. Une marque est une promesse. Obama a rompu la sienne. Il a trahi ceux et celles qui ont cru en lui. Sans confiance, il ne peut y avoir de respect.
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3 commentaires »

  1. Salam Samir!
    Ton article me fait penser à l’histoire d’un père qui avait promis à ses enfants d’aller en vacances à la mer dans un an, mais entre temps la crise est passée par là, il a perdu son job, puis sa femme…et il a dû se résoudre à faire un choix entre dépenser son argent dans des vacances ou nourir ses enfants l’année…Ses enfants lui ont fait confiance et 3ans après ils ont vu la mer. Parfois les choses qu’on promet peuvent mettre plus de temps à se concrétiser car des éléments extérieurs à notre volonté s’invite sur le parcours.Ne sois pas si dur avec Barack…à choisir je le préfère 1mds de fois plus à ce Mitt..ooooooo:-)

    Comment by L'Héritière — 24/10/2012 @ 08:49

  2. As-salâmu ‘aleykum,

    Ca faisait trop de promesses pour que cela soit vrai. Alors quand il a parlé des frontières de 1967, j’étais persuadé que ce type était, une fois de plus, une arnaque…

    Wa salâm

    Comment by Soufiane Al-Qâdi — 24/10/2012 @ 09:36

  3. True. Est-ce une raison suffisante pour voter BullshMitt ?

    Comment by xiele — 06/11/2012 @ 09:32

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